Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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Recherche sur la production et la qualité de la viande en Australie, en Chine et en France : perception des consommateurs, facteurs affectant la qualité sensorielle de la viande, effets nutritionnels et métaboliques sur l’efficience de la production ovine et bovine.

Cet article est un compte-rendu de la session 30 (Looking back, looking forward - Research on Beef production and quality in China and France (CSBF) and between Australia-France-China (The Triangle Project)) du 74ème congrès européen des sciences animales (European Federation of Animal Science (EAAP)) qui s’est tenu à Lyon du 28 août au 1er septembre 2023.



Tour d’horizon de l’emploi des différentes catégories de sous-produits d’origine végétale de l'industrie agroalimentaire dans l'alimentation des ruminants.

Si de nombreux co-produits végétaux de l’industrie alimentaire trouvent aujourd’hui des débouchés dans l’alimentation des ruminants, d’autres pistes de valorisation restent encore à exploiter.

 

Evaluation des potentielles évolutions de la filière porcine française à partir d’une méthode de prospective.
 
A partir de la mise en œuvre de la méthode Godet, l’une des méthodes prospectives classiques adaptées aux filières, plusieurs scénarios d’avenir de la filière porcine ont été élaborés.

 

Environ la moitié de l'apport total en protéines des adultes devrait être d'origine animale pour respecter les recommandations basées sur les nutriments non protéiques, avec des variations dues à l’âge et au sexe.
 
Cette étude, publiée originellement dans The Journal of Nutrition le 11 juillet 2022, (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/) apporte des informations factuelles sur les contributions des protéines animales aux protéines totales qui sont compatibles avec le respect de toutes les recommandations nutritionnelles sans surcoût, et montre qu'elles varient entre 45% et 60% selon le groupe d'adultes considéré.

 

Analyse du livre "La joie de manger" de Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille.
 
Le dernier livre de Jean-Michel Lecerf (Editions du Cerf . 2022, 243 pages) entend contrer, compléter et dépasser les discours mercantiles ou apocalyptiques sur l’alimentation, notamment sur la consommation de viande, et se propose d’établir une éthique de l’alimentation.

 

Les atouts de la viande de dromadaire comme alternative à d’autres viandes rouges.
 
Considérée comme maigre, la viande de dromadaire répond à la forte tendance des "allégations santé", qui consiste à limiter la consommation de viandes rouges et de graisses animales. Le dromadaire est également susceptible, dans les régions arides, de produire des protéines animales à un coût comparativement faible.

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Edito

Le gout et les bénéfices de la viande

Une fois encore, les chiffres démentent les impressions. Tandis que l’air du temps porte à croire à une désaffection des consommateurs pour les produits carnés, les statistiques montrent le contraire. Selon les dernières données de FranceAgriMer et d'Agreste publiées dans une synthèse de conjoncture parue en juillet, les Français ont consommé en 2025, pour la deuxième année consécutive, davantage de viande, avec une hausse globale de 1,3 % en 2025, après une progression de 2,3 % en 2024. À 85,7 kilos équivalent-carcasse (kgec) par habitant, le niveau de consommation retrouve son étiage de 2016, s'éloignant du point bas de 2023 marqué par une inflation galopante. Les grandes tendances de ces dernières années se confirment. La consommation de viande bovine diminue de nouveau (- 3%) à 20,1 kgec par habitant, tout comme le mouton et l'agneau (- 5,9 %) à 2 kgec, tandis que la volaille poursuit sa croissance (+3,3 %) pour atteindre 31,7 kgec par habitant. La viande porcine a connu dans le même temps une embellie (+2,7 %) à 31,5 kgec.
Ces évolutions constitueraient une bonne nouvelle pour les filières françaises si elles ne profitaient essentiellement aux origines étrangères. Selon la même étude, les importations de viande ont progressé sur la même période de 5%, la palme revenant à la viande de volaille (+ 8,6 %), devant les importations de viande porcine (+ 3,9 %). La part des importations a dépassé les 50% pour la viande de poulet ! Dans le même temps, la viande bovine a jugulé cette tendance, les importations ayant connu une baisse de - 0,8 % en 2025 après - 0,3 % en 2024 et - 5,7 % en 2023. La part des produits exportés progresse cependant légèrement, à 26%.
Toujours est-il que les Français, en dépit de différentes injonctions, apprécient plus que jamais d’équilibrer leur alimentation avec la viande. Ses bénéfices nutritionnels, souvent questionnés, sont de mieux en mieux connus, comme en témoignent plusieurs articles que nous vous proposons dans cette édition de Viandes&Produits Carnés. Deux contributions "Modélisation de l’effet matrice de la viande" et "Effet matrice de la viande : déterminants et implications nutritionnelles" par des équipes de l’Unité Qualité des Produits Animaux d’INRAE et de l’Université Clermont Auvergne permettent de mieux comprendre l’effet matrice dans la biodisponibilité des nutriments de la viande. Un autre article ("Biodisponibilité des vitamines et de la choline dans les produits animaux") éclaire la manière dont les produits animaux sont des vecteurs de vitamines et de choline biodisponibles trop longtemps négligés. Des domaines où les champs d’investigation sont encore importants.
Également à lire dans cette édition, une présentation des enjeux et projets de l’UMT Imerviande qui entend accompagner les transitions technologiques, humaines et numériques des filières viandes françaises et une étude sur le rôle de l’élevage ovin dans les régions steppiques algériennes.
Bonne lecture et bon été,

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN