Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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À propos de l’ouvrage : La viande n’a pas dit son dernier mot, la vérité sur un aliment essentiel.

Au cœur de débats souvent polarisés, la place de la viande est fréquemment abordée à travers des arguments simplifiés ou partiels. La Viande n’a pas dit son dernier mot, la vérité sur un aliment essentiel, ouvrage paru en janvier 2026 (Editions du Rocher) propose une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage, en s’appuyant sur l’état actuel des connaissances et en dépassant les oppositions caricaturales. L’auteure propose ici une synthèse de son argumentation.

 
Merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire : effets prébiotiques et probiotiques.

La Spiruline, en tant qu'ingrédient naturel, peut être utilisée pour enrichir les merguez à base de viande de dromadaire et leur apporter des substances bénéfiques pour la santé humaine grâce ses effets prébiotiques.

I. INTRODUCTION

La viande de dromadaire (Camelus dromedarius) présente des propriétés nutritionnelles reconnues comme celles d'autres viandes (bœuf, mouton…) (Elgasim et al., 1992 ; Mohammed et al., 2020).

 
Relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale.

Cette étude basée sur des analyses conduites sur des participants de la cohorte UK Biobank témoigne de l’importance des apports en protéines animales pour le maintien des structures cérébrales. D’après ses résultats, l’augmentation de la proportion de protéines animales dans l’apport en protéines alimentaires est associée à une réduction plus lente du volume total de l’hippocampe. Cet article est paru sous sa forme originale dans Nutrients 2024, 16, 1284. https://doi.org/ 10.3390/nu16091284 Academic Editor: Tatsuhiro Hisatsune. Licence MDPI.

 
Intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs.

Les nitrates et nitrites permettent de préserver le goût, la couleur et la sécurité sanitaire des salaisons. Leur suppression ou leur réduction reste complexe et les extraits de levure peuvent être de bons candidats pour préserver les qualités organoleptiques des saucisses sèches.

I. INTRODUCTION

Les nitrates (NO3) et nitrites (NO2) sont utilisés en salaison afin de réduire le risque sanitaire vis-à-vis de certaines bactéries pathogènes mais également afin de stabiliser la couleur rouge caractéristique des salaisons, limiter leur oxydation et participer à la richesse aromatique du produit par leur remarquable pouvoir antioxydant (Talon et al., 2015 ; Honikel, 2008 ; Zhang et al., 2023).

 
Comprendre les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture".

Cet article est une version actualisée, enrichie et plus largement illustrée d’une publication initialement parue dans la revue npj Science of Food :
Chriki, S., Hallman, W., Hocquette, J-F. Ellies-Oury M-P., Takeuchi, M. Food culture and cell-culture: technical, ethical and social frontiers. npj Sci Food 9, 49 (2025).
https://doi.org/10.1038/s41538-025-00417-8

INTRODUCTION

La garantie de standards de qualité élevés est une condition essentielle à la réussite de toute entreprise dans l’industrie agroalimentaire (Kang et al., 2024).

 
Evaluation des impacts économiques, territoriaux et environnementaux de la décapitalisation bovine en France.

Alors que la filière bovine est touchée par un mouvement de décapitalisation sans précédent, l’étude cherche à quantifier et à qualifier les impacts principaux liés à cette réduction de cheptel. Au-delà des impacts macro-économiques, certains territoires pourraient être durement touchés par ces évolutions. (Cet article est le quatrième d’une série de cinq issus des interventions scientifiques aux Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

I. CONTEXTE ET OBJECTIFS

Depuis 2016, un mouvement de décapitalisation s’est amorcé au niveau de l’élevage bovin. Depuis trois ans, il s’est accéléré et cette évolution pourrait remettre en cause les grands équilibres de la filière, mais aussi les aménités induites par la filière.

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Edito

Le défi du hors domicile

Le développement des enseignes de restauration rapide à bas coût en France a occupé la Une des journaux ces dernières semaines. Les articles de presse se sont notamment beaucoup inquiétés de l’origine et de la qualité des viandes mises en œuvre dans ces établissements. La question est loin d’être anodine pour les filières françaises. Le hors-domicile constitue en effet depuis quelques années le principal moteur de la consommation de viandes en France. Aucune espèce n’y échappe. En volaille, la part de la RHD s’élève à 37 %, le débouché ayant gagné plus de 10 points en 5 ans et près de 30 points en 20 ans, selon l’Itavi. En produits porcins, les ventes de porc hors-domicile ont progressé l’année dernière de +2,8 % selon l’IFIP (contre +2,3% à domicile). Quant à la viande bovine, la dernière étude Où va le bœuf ? menée par l’Idele observait que la RHD constituait le second débouché de cette catégorie en 2023 avec 27% des volumes, gagnant plus de 3 points par rapport à 2017.
La place que pourront et devront prendre les viandes françaises dans ces circuits constituent donc un enjeu essentiel pour leur avenir. Les intervenants aux conférences organisées par l’ADIV en novembre dernier à l’occasion des 50 ans de l’institut technique agro-industriel de Clermont-Ferrand ne s’y sont pas trompés. Lors de ces échanges placés sous le signe de la prospective, l’alimentation y a été décrite comme "de plus en plus utilitaire, intercalaire et imbriquée à nos autres activités quotidiennes", avec "une réduction des temps de cuisine et de repas, un fractionnement des prises (…) et une alimentation nomade". Des évolutions de comportement qui réclament une adaptation des produits mais aussi des process des entreprises, ont également convenu les participants à cette réunion auquel VPC consacre un article.
Mais la relégation de l’alimentation a des fonctions purement utilitaires, déconnectées de toute considération économique, politique, nutritionnelle et même éthique est-elle pour autant une fatalité ? Non, estiment les professionnels de la viande. Dans un communiqué diffusé le 4 mai dernier, l’interprofession bovine et ovine Interbev a appelé élus et gouvernement à leurs responsabilités en matière de restauration collective, sur laquelle les pouvoirs publics peuvent agir, notamment au travers des lois EGAlim et Climat & Résilience qui fixent des objectifs ambitieux de 60% de viandes durables et de qualité en restauration collective. Les cantines "constituent un levier immédiat et stratégique pour renforcer la souveraineté alimentaire nationale et garantir la pérennité de la filière Elevage et Viande en France", écrit l’interprofession. Au-delà des enjeux économiques, la restauration collective joue également "un rôle central en matière de santé publique et d’équité sociale", rappellent les professionnels qui réclament que la cantine devienne "un lieu d’apprentissage des repères alimentaires et des bases d’une alimentation équilibrée".
En votant en février dernier, à l’unanimité, une proposition de loi instaurant l’expérimentation d’un enseignement d’éducation à l’alimentation à l’école par les établissements scolaires volontaires ("à titre expérimental et pour une durée de trois ans"), l’Assemblée nationale a fait un pas dans le bon sens en œuvrant pour que les futurs consommateurs comprennent que leur comportement alimentaire conditionne leur santé mais aussi le monde qui les entoure. Encore faudra-t-il que la place de la viande durable et de qualité dans l’équilibre alimentaire y soit pleinement reconnue dans les programmes.
Dans ce numéro de VPC, vous retrouverez également un article sur "une meilleure estimation de la contribution du méthane venant de l’élevage au réchauffement climatique", un autre sur "l’impact de la cuisson et du refroidissement sur le développement et la toxinogenèse de Clostridium botulinum" dans le jambon cuit, une synthèse du rapport de la mission d'appui à la filière de la sélection animale des ruminants et enfin deux articles sur la merguez "enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire" et sur la qualité sensorielle des variantes de kilichi produites au Niger. Bonne lecture.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN