La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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 ECONOMIE ET CONSOMMATION

 
 

Annexe 2 : Classification des co-produits animaux appliquée aux bovins

I. Matières de Catégorie 1 : liste définie avec principalement : Matières présentant ou susceptibles de présenter un risque au regard des EST (Encéphalopathies spongiformes transmissibles) :

  • des cadavres ou parties de cadavres issus d’animaux atteints ou suspects d’EST ;
  • des cadavres d’animaux abattus dans le cadre de mesure d’éradication d’EST ;
  • des matériels à risque spécifiés (MRS) ;
  • des cadavres ou parties de cadavres qui, au moment de leur élimination finale, contiennent des MRS ;
  • de certaines matières organiques collectées des eaux résiduaires issues :
    • de sites d’équarrissage (au sens strict les seules usines de transformation C1),
    • d’établissements retirant des MRS tels les abattoirs de ruminants, les ateliers de découpe agréés et les boucheries autorisées pour le retrait la colonne vertébrale,
    • d'ateliers de manipulation après collecte, retirant des MRS des sous-produits animaux en contenant, à savoir les ateliers préparant les tests EST ou des autopsies sur cadavres de ruminants, voire des centres de collecte autorisés et pratiquant le retrait de MRS à des fins d'alimentation de certaines espèces d'animaux à partir de sous-produits animaux de catégorie 2 ou 3.

II. Matières de Catégorie 2 : liste par défaut (sont dans cette catégorie ce qui ne relève pas des catégories 1 et 3) avec principalement :

  • Lisier et contenu de l'appareil digestif ;
  • Le lisier est entendu comme déjections des animaux d’élevage avec ou sans litière ;
  • Le contenu de l'appareil digestif est défini comme étant celui des mammifères et des ratites ;
  • Matières issues des eaux résiduaires d’abattoirs de non ruminants et d'usines de transformation de catégorie 2, susceptibles de présenter un risque sanitaire autre que EST ;
  • Matières contenant des résidus de médicaments vétérinaires ;
  • Sous-produits animaux autres que les matières de catégorie 1 et 3 (liste ouverte).

III. Matières de Catégorie 3 : liste définie y figurent des sous-produits animaux issus d’animaux sains, aptes à la consommation humaine avec principalement :

  • Sous-produits animaux d’abattoir :
    • Viscères (intestins), organes, gras…
  • Sous-produits animaux issus de la production agroalimentaire ;
  • D’une façon générale, tous les sous-produits animaux issus du processus de production de DAOA quel que soit le stade de production (industries agroalimentaires hors abattoirs, remise directe) s’ils sont correctement récoltés et stockés.

Annexe 1 : Manque à produire : aliments ayant servi à nourrir les animaux morts sans être exploités

Troupeau allaitant : Le fichier de mortalité a servi de base à ce calcul en considérant le cumul de l’alimentation reçue par l’animal avant sa mort et qui lui est affecté. Il se calcule à partir des rations journalières estimées pour les mâles et les femelles. Pour ces dernières tant qu’elles n’ont pas mis bas à 30 mois le cumul est aisé. Il faut ensuite lui ajouter l’équivalent du supplément d’alimentation de la mère pour « construire le veau» (9 mois de gestation) puis pour l’alimenter en lait (environ 1700 litres de lait).
Ces estimations cumulées sont reportées en fonction de l’âge dans la Figure 7.

Figure 7 : Estimation des quantités ingérées cumulées (kg MS) par animal (troupeau allaitant) en fonction de son âge. Taux de survie observé de la population d’après Perrin et al., (2011)

fig7 340

Pour estimer la perte d’aliments donnés aux vaches mères jusqu’à leur mort involontaire, on a considéré grossièrement l’alimentation jusqu’à la première reproduction (24 mois) soit 6 t MS ou 11,7 t avec l’herbe pâturée, auxquels s’ajoute l’alimentation uniquement l’année de la mortalité soit 2,1 t MS récoltée (dont 150kg de concentré). Les autres années de vie, on considère pour les vaches que leur alimentation est affectée au veau vivant.

Tableau 9 : Matières sèche utilisée correspondant à la mortalité annuelle des troupeaux allaitants

tab9 340

Ainsi par cette méthodologie, la perte cumulée pour toutes les mortalités annuelles des troupeaux allaitants est répertoriée au Tableau 9. Cela correspond à 1038 milliers de t MS (foin + concentré) et 750 milliers de tonnes d’herbe pâturée. Sans considérer cette dernière et en prenant très grossièrement un rendement de surface moyen, on estime cette perte de matières à un équivalent de 148 000 ha (soit environ 0,5% de la SAU française). La part liée à la mortalité des veaux est très faible (<3%) par rapport à leur part dans la mortalité exprimée en effectifs (plus de 75%).

Peut-on encore légitimement manger de la viande aujourd’hui?

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Les connaissances scientifiques peuvent-elles remettre en cause la légitimité de manger de la viande ?

Cet article se propose d’analyser la rigueur des arguments dits scientifiques qui s’opposent à l’élevage ou à la consommation de viande. Il a été précédemment publié dans la Revue de l’Académie d’Agriculture. N°8, janvier 2016, pages 32-34.

viandes

INTRODUCTION

Il paraîtra peut-être incongru qu’un organisme tel que le CIV – anciennement Centre d’Information des Viandes, devenu à présent Viande, Sciences et Société – s’interroge sur le fait de savoir si on peut encore légitimement manger de la viande aujourd’hui. Mais face au déluge d’assertions qui critiquent ce produit et sa consommation, c’est bien en ces termes qu’il faut questionner notre régime alimentaire. Doit-on et peut-on encore faire appel à des arguments rationnels et à des raisons objectives pour justifier la consommation de viande ? Ou alors, se situe-t-on dans un registre affectif dans la mesure où les connaissances scientifiques récentes auraient d’ores et déjà répondu défavorablement à cette interrogation ?
Se questionner sur les raisons permettant de justifier la consommation de viande est susceptible de mobiliser deux types de réponses.

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