Annexe 1 : Manque à produire : aliments ayant servi à nourrir les animaux morts sans être exploités

Troupeau allaitant : Le fichier de mortalité a servi de base à ce calcul en considérant le cumul de l’alimentation reçue par l’animal avant sa mort et qui lui est affecté. Il se calcule à partir des rations journalières estimées pour les mâles et les femelles. Pour ces dernières tant qu’elles n’ont pas mis bas à 30 mois le cumul est aisé. Il faut ensuite lui ajouter l’équivalent du supplément d’alimentation de la mère pour « construire le veau» (9 mois de gestation) puis pour l’alimenter en lait (environ 1700 litres de lait).
Ces estimations cumulées sont reportées en fonction de l’âge dans la Figure 7.

Figure 7 : Estimation des quantités ingérées cumulées (kg MS) par animal (troupeau allaitant) en fonction de son âge. Taux de survie observé de la population d’après Perrin et al., (2011)

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Pour estimer la perte d’aliments donnés aux vaches mères jusqu’à leur mort involontaire, on a considéré grossièrement l’alimentation jusqu’à la première reproduction (24 mois) soit 6 t MS ou 11,7 t avec l’herbe pâturée, auxquels s’ajoute l’alimentation uniquement l’année de la mortalité soit 2,1 t MS récoltée (dont 150kg de concentré). Les autres années de vie, on considère pour les vaches que leur alimentation est affectée au veau vivant.

Tableau 9 : Matières sèche utilisée correspondant à la mortalité annuelle des troupeaux allaitants

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Ainsi par cette méthodologie, la perte cumulée pour toutes les mortalités annuelles des troupeaux allaitants est répertoriée au Tableau 9. Cela correspond à 1038 milliers de t MS (foin + concentré) et 750 milliers de tonnes d’herbe pâturée. Sans considérer cette dernière et en prenant très grossièrement un rendement de surface moyen, on estime cette perte de matières à un équivalent de 148 000 ha (soit environ 0,5% de la SAU française). La part liée à la mortalité des veaux est très faible (<3%) par rapport à leur part dans la mortalité exprimée en effectifs (plus de 75%).