Mécanisation-automatisation-robotisation dans la filière viande : Intérêt socio-économique potentiel d'une mécanisation automatisation robotisation de différentes opérations unitaires de l'abattage découpe transformation des viandes

Les industriels du secteur viande portent un intérêt croissant à la mécanisation/robotisation des différentes opérations de traitement des viandes. Si, aujourd’hui certaines cibles de mécanisationrobotisation (désossage – découpe bovine) apparaissent dans les besoins exprimés par les entreprises, il était indispensable d’engager une démarche rationnelle pour identifier et hiérarchiser de nouvelles cibles de mécanisation-automatisation-robotisation dans l’ensemble les filières viandes.
C’est le sens du volet (B), du projet SRD Viand labellisé pôle de compétitivité Innoviandes, conduit par l’ADIV et financé par INTERBEV et les régions Auvergne et Rhône-Alpes. Une hiérarchisation stratégique des cibles de mécanisation-automatisation-robotisation dans les filières viandes basée sur une analyse de gains socio-économique potentiels et prenant en compte les évolutions possibles des activités dans les années à venir est ainsi proposée aux professionnels du secteur.
La méthodologie employée (interrogation de professionnels, synthèse bibliographique, groupe experts) a permis de retenir des avancées technologiques en rapport avec les préoccupations des industriels mais également réalistes en termes de faisabilité technique et économique. De simples aides mécanisées ont ainsi pu être préconisées si plus pertinentes qu’une solution robotisée pour l’heure hypothétique.
Il ressort de l’étude cinq groupes d’opérations :
• Des opérations à fort potentiel global au coeur des préoccupations de toute la filière viande (surtout bovine) pour lesquelles la mécanisation automatisation-robotisation constituera une avancée technologique et économique capitale pour l’industrie carnée.
• Des opérations à fort potentiel social caractérisées par une grande technicité de l’opération, des difficultés de recrutement et un taux de maladie professionnel élevée.
• Des opérations à potentiel économique car répétitives, sans valeur ajoutée pour le produit, à faible technicité.
• Des opérations présentant peu d’intérêt économique et/ou social.
• Des opérations où MAR est difficilement concevable d’un point de vue technique et/ou économique.