La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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La recherche d’INTERBEV au service de la responsabilité sociétale

Ce nouvel événement interprofessionnel intitulé « Les Matinales de la Recherche d’INTERBEV » vise à mettre la science et la technique à l’honneur avec une volonté de partage et de diffusion du fruit des travaux de la recherche interprofessionnelle. Pour cette première, un thème stratégique et fédérateur a été retenu : la recherche d’INTERBEV au service de sa démarche collective de responsabilité sociétale (LE PACTE). Les résultats et perspectives d’études d’INTERBEV conduites en matière de Recherche & Développement, ainsi que des travaux sur l’économie de la filière bovine et sur la sociologie de la consommation ont été présentés. Une table ronde rassemblant des professionnels de la filière a porté sur la place de la recherche d’INTERBEV pour s’engager et s’améliorer dans sa démarche de responsabilité sociétale.

Lecture d’actualité - Tout savoir sur notre alimentation. Démêler le vrai du faux

Bien se nourrir, le vrai, le faux, impacts sur la santé, conséquences sur l’environnement

Sous la forme de courts chapitres, des réponses sont apportées à une soixantaine de questions que se posent les consommateurs au moment de composer leurs repas. Ces réponses s’appuient sur les points de vue exprimés par la majorité de la communauté scientifique des nutritionnistes et des toxicologues. Les sujets abordés sont très divers, portant aussi bien sur les produits céréaliers (par exemple, les intolérances au gluten), que sur les fruits et légumes ("steaks" végétaux, résidus de pesticides), les produits laitiers (intolérance au lactose), les produits carnés (danger des barbecues), les matières grasses (acide gras trans), les produits aquatiques (saumon d’élevage), les additifs alimentaires (impact sur la qualité des aliments), les préférences alimentaires (végétarisme, végétalisme) et leurs impacts sur l’environnement (réchauffement climatique).

Réduire les émissions de méthane entérique par l’alimentation des ruminants

Examen des différentes techniques visant à limiter l’impact des émissions de méthane des ruminants par l’alimentation animale

La limitation du réchauffement climatique implique une réduction des émissions de gaz à effet de serre dont celles de méthane. Le méthane est naturellement produit dans le rumen. Les voies de réduction des émissions de méthane entérique par l’alimentation chez les ruminants, entre autres chez les bovins viande, sont très diverses. Leur applicabilité est toutefois limitée par le fait que les vaches allaitantes sont alimentées avec une très forte proportion de fourrages. L’utilisation de rations très concentrées pour l’engraissement est efficace, mais présente d’autres inconvénients spécifiques à ce type d’alimentation pour ruminants. L’enrichissement de la ration en lipides est la voie la plus prometteuse, et le lin est probablement la source la plus efficace. Parmi les additifs alimentaires, le nitrate de calcium et le 3-nitrooxypropanol ont fait la preuve de leur efficacité, mais leur emploi sur le terrain est délicat pour le premier, prématuré pour le second. Les plantes riches en tanins réduisent la production de méthane, mais leur emploi est limité par le risque de baisse des performances animales. Pour l’instant, les autres additifs et les biotechnologies n’ont pas montré de constance dans leur efficacité. Il est par ailleurs souligné que l’utilisation d’une technique pour faire baisser l’émission de méthane n’est envisageable que si elle n’entraîne pas d’effets négatifs sur les performances ou sur d’autres critères environnementaux.

Production de viande et ressource en eau

Analyse des modes de calcul de la consommation d’eau en élevage bovin et production de viande

La consommation d’eau très élevée pour la production de viande, surtout bovine, est régulièrement soulignée par les médias. En fait, les chiffres annoncés, le plus souvent 15 000 L par kg de viande bovine, incluent entre autres l’eau de pluie nécessaire pour la croissance des plantes consommées par les animaux, dite eau verte, et une quantité virtuelle d’eau proportionnelle au degré de pollution des eaux, dite eau grise. Le calcul de l’eau de surface ou souterraine réellement consommée par les élevages, dite eau bleue, indique des consommations beaucoup plus faibles (en moyenne de 550 L par kg de viande bovine selon la méthode du Water Footprint Network, de l’ordre de 600 à 700 L par kg de viande bovine par analyse du cycle de vie), et encore moins en termes d’impact. Ce texte montre également le découplage géographique entre les activités d’élevage et la pénurie d’eau, et discute quelques pistes de réduction de consommation d’eau par l’élevage.

Fausse viande ou vrai élevage ?

Comment mieux intégrer les services rendus par l’élevage

Ce dossier propose des éléments de réflexion étayés par des résultats de recherches récents. En particulier, une expertise scientifique, réalisée par l’Inra en 2015-2016, s’est penchée sur l’élevage en Europe. A travers une synthèse de la littérature scientifique internationale, elle montre que les services rendus par l’élevage ont été jusqu’à présent sous-estimés par rapport à ses impacts négatifs. Elle montre aussi qu’il est impossible d’établir un bilan global des impacts de l’élevage, positif ou négatif. L’expertise souligne enfin que supprimer totalement l’élevage se traduirait par une perte de services environnementaux et culturels, aussi bien au niveau local qu’au niveau global.
Réduire la consommation de viande dans les pays riches, limiter l’élevage de ruminants aux surfaces en herbe, retrouver les bénéfices du couplage polyculture-élevage, améliorer les élevages industriels de porcs et de volailles, apparaissent comme des pistes plus réalistes et prometteuses que supprimer l’élevage et créer de la viande artificielle en laboratoire.


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