La revue Viandes et produits carnés

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Impact de l’électronarcose sur le bien-être des volailles et la qualité des produits

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Etat des lieux des pratiques de narcose dans les abattoirs français

Pour améliorer l’efficacité de l’étourdissement tout en limitant les défauts de qualité des produits, les paramètres électriques de la narcose doivent tenir compte des caractéristiques des animaux abattus et de l’organisation de la chaîne d’abattage.

abattage dindes

INTRODUCTION

La narcose en abattoir, ou étourdissement, permet de maintenir l’animal dans un état d’inconscience jusqu’à sa mise à mort, lui évitant une souffrance inutile. Pour les abatteurs, l’objectif de la narcose est double : limiter le stress et la souffrance des animaux, en accord avec la règlementation et la demande du consommateur, et assurer au consommateur et aux industries de la transformation une qualité des produits conformes à leurs attentes. En effet, le processus de narcose, s’il n’est pas bien contrôlé, peut engendrer des défauts importants de qualité des carcasses et de la viande (Contreras et Beraquet, 2001; Mouchonière et al., 1999).
En France la méthode de narcose la plus généralement utilisée est l’électronarcose par bain d’eau. Son principe repose sur la conduction d’un courant électrique jusqu’au système nerveux de l’animal pour inhiber sa perception de la douleur, ce qui provoque un état d’inconscience. Les paramètres électriques du courant utilisé influencent fortement la qualité de l’étourdissement (EFSA journal, 2004; Mouchonière et al., 1999). Il semblerait cependant que des paramètres électriques induisant un niveau d’inconscience optimal engendrent une dégradation de la qualité des produits (Contreras et Beraquet, 2001; Gregory and Wilkins, 1990 ; Mouchonière et al., 1999), mais les données de la littérature sont encore assez contradictoires (Santé et al., 2000). Pour encadrer cette pratique, l’Union Européenne a établi le règlement n° 1099/2009/CE sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort, applicable dès le 1er janvier 2013 (CE, 2009). Ce règlement ne tient pas compte des impacts potentiels sur la qualité des produits. Il impose des gammes de couples intensité-fréquence mais n’apporte aucune indication sur la prise en compte de facteurs comme l’organisation de la chaine d’abattage ou les caractéristiques des animaux.
L’objectif de cette étude était donc de faire un état des lieux des pratiques de narcose dans les abattoirs français pour caractériser les paramètres influençant la qualité des produits et l’efficacité de la narcose, puis d’étudier plus finement l’impact des paramètres électriques de la narcose sur ces critères dans des situations d’organisation de chaîne d’abattage différentes.

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Statut et droits de l’animal d’élevage en France

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Evolution, enjeux et perspectives

Cette note a été précédemment publiée dans la série des Analyses du Centre d'études et de prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt : Lesage M, Statut et droits de l'animal d'élevage en France. Évolution, enjeux et perspectives, n°53, juillet 2013 : http://agriculture.gouv.fr/Analyse-no-58-juillet-2013-Statut.

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CONTEXTE

Le statut et l’octroi de droits sont des notions étroitement liées, puisque le droit est défini comme la faculté reconnue de jouir d’une chose ou d’accomplir un acte, ce qui implique que l’individu qui en bénéficie ait un statut, c’est-à-dire un ensemble de dispositions réglementaires qui définissent et reconnaissent juridiquement une situation particulière de cet individu.
Actuellement, deux principes sont mobilisés pour définir les animaux bénéficiant d’un statut : d’une part l’existence d’un système nerveux centralisé, qui implique une sensibilité à la douleur1 et une certaine faculté cognitive ; d’autre part le degré d’interaction avec l’homme. Ainsi, jusqu’à ce jour, ce sont essentiellement les animaux domestiques, donc proches de l’homme, qui ont bénéficié d’un tel statut. L’animal sauvage qui vit en liberté n’a, en revanche, pas de statut en tant qu’individu (res nulli), sauf s’il appartient à la catégorie des espèces protégées2. Toutefois, le même animal sauvage vivant en captivité bénéficie, comme l’animal domestique, d’une protection contre les mauvais traitements au titre du code pénal, ce qui confirme encore, dans l’octroi de droits, le critère majeur du lien de proximité avec l’homme.

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Le transport d'animaux vivants

Contraintes et particularités du transport d'animaux vivants

Transporter une dizaine de vaches, un cheval de course ou des milliers de poussins ne réclame pas la même attention, le même savoir-faire, et, dans ce domaine, rien ne remplace l’expérience de l’homme au contact direct et quotidien des animaux. Face au stress du voyage, chaque espèce animale requiert, en outre, des soins particuliers, des connaissances spécifiques et du matériel adéquat. Les réactions des bêtes durant le transport dépendent de leurs caractéristiques physiologiques, de leurs conditions d’élevage et du comportement des convoyeurs. A défaut de pouvoir supprimer totalement le stress de l’animal et les maladies du transport, les différents intervenants ont le pouvoir d’en limiter les effets néfastes, c’est une question de moyens et de volonté.

 

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1. Les contraintes sanitaires

Pour les animaux de rente, le transport représente une contrainte supplémentaire parmi toutes celles qu’impose l’élevage moderne. Il correspond à toute une série d’opérations qui vont inévitablement perturber leur rythme biologique et leur mode de vie. Les manipulations, le déplacement et le changement d’environnement entraînent des frustrations et des privations génératrices de stress. Brusquement extraits de leur « milieu naturel », les animaux vont devoir faire face à une situation nouvelle qui les effraie. Cette adaptation forcée se manifeste par une réaction de stress1.

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